Tri Zef · 5 et 6 septembre · Brest
Qui va gagner
Un favori net sur chaque course d'hommes, et deux courses de femmes que rien ne départage. Les chronos venus d'ailleurs ne sont ramenés au parcours de Brest que là où la conversion est plus fine que l'écart qu'elle mesure.
722 engagés · 431 sur le M, 291 sur le XS · liste arrêtée au 3 septembre, résultats et fiches fédérales au 5
M hommesLe Bot, sur le meilleur chrono du plateau
Le vainqueur 2025, Arnaud Guilloux, ne se réengage pas. Restent deux hommes que seize secondes séparaient tant qu'on ne regardait que la Bretagne. Une course courue en Gironde les sépare de six minutes.
Ce qui contredit ce pronostic : les deux se sont affrontés deux fois en cinq semaines, et chacun a gagné une fois. Le 17 mai 2025 à Pontivy, Le Bot passe en 4:01:27 et Tortelier finit 3e à 2 min 50. Le 21 juin à Deauville, Tortelier gagne en 4:23:39 et Le Bot finit 4e à 9 min 14. Deux formats L, deux verdicts opposés, et l'écart le plus large n'est pas du côté du favori. Ce pronostic tranche sur le M de mai 2026, le seul chrono récent aux distances de Brest.
Le classement fédéral ne les départage pas, et ne le peut pas. Il ne compte que les courses qu'il référence : la victoire de Le Bot au FrenchMan n'y est pas, et le seul engagé qui ait couru sous licence professionnelle y est « non classé ». Ce qui se voit, c'est le contraste : Le Bot compte six courses classées, et ses quatre podiums sont quatre victoires ; Tortelier en compte vingt et une, avec treize podiums. Un homme qui court peu et gagne, contre un homme qui court beaucoup et monte.
Derrière eux
- Guillaume Macq
- 3e ici l'an dernier, vainqueur du Sprint de Plouescat 2026, mais battu deux fois par Tortelier en face-à-face. 2e du TriBreizh 2025 en 4:11:47, et 4e du L de Pontivy la même année, où Le Bot passait devant lui de 3 min 31 : le troisième homme, pas un outsider.
- Titouan Le Grand
- Dossard 3 sur ce M l'an dernier, il n'a pas terminé, ce qui l'a effacé de nos classements. Il a pourtant battu Macq en face-à-face : Plouescat 2025, 58:36 contre 59:05. Il est aussi monté sur le podium du Triathlon de Dijon 2026, 3e sur longue distance. Il revient là où il s'est arrêté.
- William Even
- Le seul du plateau à avoir couru sous licence professionnelle : catégorie PRO en 2024, 15e de l'IronMan 70.3 des Sables d'Olonne en 3:47:07, et 3e de l'IronMan 70.3 de Campeche au Mexique en mars de la même année. Il avait gagné le triathlon de la Côte des Légendes, à Kerlouan, à l'été 2023. Vice-champion du monde de swimrun, 2e de l'ÖTILLÖ 2022, il devrait sortir de l'eau devant tout le monde. Mais aucun format M à son compteur, et plus une seule course classée depuis 2024 : rien à ramener au parcours de Brest, donc aucune place à lui donner dans le classement ci-dessus.
- Thierry Couture
- 3e du TriBreizh 2025 en 4:11:57, soit 10 secondes derrière Macq sur la même course, le même jour. Il court encore cette saison, sur des formats plus longs. Sur un M, en revanche, son dernier chrono date de 2021.
- Mathis Guillou et Mathieu Villibord
- 4e et 5e du M de Quimperlé le 30 août, en 2:01:36 et 2:01:46, soit 2:05:36 et 2:05:46 ramenés à Brest. Une course fraîche ne rattrape pas neuf minutes.
- Jordan Guegano
- 5e ici en 2025 en 2:00:04, et 3e du format S de Quimperlé le 30 août : la seule forme récente du haut de tableau. Mais 19 minutes derrière Tortelier sur le L de Pontivy 2026.
- Trevor Caraes
- 3e du XS l'an dernier, il monte sur M. À Plouescat, en juin, il a fini 7 min 20 derrière Macq sur la même course.
M femmesQuatre femmes, et rien pour les départager
La vainqueure 2025 et la troisième du classement converti ne sont plus engagées. Sur les 65 engagées du M, 14 ont un chrono sur un format M. Une fois ramenés au parcours de Brest, les quatre premiers tiennent dans 3 min 35.
Pourquoi aucun nom n'est mis en avant : la conversion qui produit ce classement a une marge de près de 7 minutes, quand les quatre premières tiennent dans 3 min 35. L'ordre ci-dessus est plus précis que la mesure qui le produit, et le dire vaut mieux que désigner une favorite au hasard.
Ce que le reste n'apporte pas
- Océane Le Bris et Ludivine Duroyon
- Les deux chronos les plus rapides du plateau sur un M sont les leurs, et ils ne sont pas dans nos résultats : 2:24:31 au Mans en 2022 pour Le Bris, 1re de sa catégorie, et 2:22:14 à Quiberon la même année pour Duroyon, qui était descendue à 2:19:53 en 2019. Aucune des deux n'a de course classée depuis. Un chrono de 2022 ne se compare pas à une forme de 2026 : elles ne sont pas classées ici, elles sont signalées.
- Le classement fédéral
- Presque rien ici. Lucia Loaec n'est pas licenciée, Lucy Le Roux et Myriam Lorant n'ont aucune cote active, Hortense Plainfosse est classée loin et sans podium en six courses. Nos chronos sont la seule information disponible.
- Emilie Vigouroux
- Absente de ce classement : elle n'a jamais couru de format M. Elle a le meilleur indice natation du plateau, 83, et elle a couru le format S de Quimperlé le 30 août. Rien ne dit ce qu'elle vaut sur 40 km de vélo suivis de 10 km à pied.
XS hommesClavier domine, mais jamais sur un XS
45 des 163 engagés du XS ont un chrono sur un XS ou un sprint. Un seul les domine, et ses deux courses de référence sont ailleurs.
Ramenés au XS de Brest, ces chronos donnent 30:46 pour Clavier contre 34:35 pour Jacolot. La conversion depuis Plouescat a une marge de 1:54, deux fois plus étroite que l'écart qu'elle mesure : cette fois, elle tient.
Ce qui tempère : Clavier n'a aucun chrono sur un XS. Ses deux références sont un sprint et un duathlon, et ce duathlon gagné était une épreuve ouverte, que le classement fédéral ne compte pas. Il part favori sur des confrontations directes, pas sur une performance à la distance.
Au contact
- Noan Jacolot
- Le meilleur revenant, 8e ici en 2025 en 35:19.
- Mathieu Corre
- 9e la même année en 35:49, à trente secondes de Jacolot.
- Titouan Bergeroux
- Son M de 2025 ne dit rien d'un XS, mais son Sprint de Plouescat la même année le place autour de 33:47 : dans le peloton de tête, sans menacer les trois premiers. La conversion depuis un sprint de 2025 a une marge de trois minutes et demie.
- Yann Pennec
- Pas vu courir cette saison, et son seul chrono vient du Blavet.
XS femmesDeux femmes, 45 secondes, et une marge de deux minutes
Lise Le Boudec a fini 41:21 ici en 2025, deuxième femme derrière une concurrente qui ne revient pas. Caly Le Bot arrive du Sprint de Plouescat 2026, ce qui vaut 42:06 sur ce parcours.
Pourquoi c'est un duel et pas un pronostic : 45 secondes séparent les deux premières, et la conversion depuis un sprint a une marge de plus de deux minutes. L'une des deux gagnera, et rien aujourd'hui ne dit laquelle.
D'où viennent ces pronostics
De quatre choses, dans cet ordre : les confrontations directes entre deux engagés sur une même course, leur chrono sur ce parcours en 2025, leur chrono ailleurs ramené à ce parcours, et enfin l'indice de performance calculé sur l'ensemble de nos résultats. Aucune donnée ne vient de l'organisateur.
Et de la fiche fédérale des 190 engagés licenciés, lue une par une : 944 résultats, dont la plupart hors Bretagne, que notre base ne collecte pas. Elle ne référence en revanche ni les S ni les XS, donc elle n'apporte rien aux deux courses courtes, et elle laisse passer des triathlons entiers. Sa cote ne sert de juge nulle part sur cette page : elle n'additionne que les courses qu'elle référence.
334 des 722 engagés nous sont totalement inconnus. Premiers triathlons, licenciés d'autres régions, noms orthographiés autrement. Un vainqueur peut sortir de là, et rien ici ne le verrait venir.
Le détail du calcul et ses angles morts
Les facteurs de conversion sont mesurés, pas choisis. Pour chaque course, on prend les athlètes qui ont couru là-bas et ici, et on garde la médiane de leurs rapports. Le parcours de Brest coûte 4,4 % de temps en plus que Quimperlé 2025 sur 21 athlètes, 3,3 % de plus que Quimperlé 2026, et il équivaut au Mermaid à un demi pour cent près sur 39 athlètes. Chaque facteur porte aussi sa dispersion, et c'est elle qui décide si un écart se publie ou pas.
L'indice arrive en dernier pour une raison : il exige un volume de courses. Pol Le Bot a gagné les trois seules que nous lui connaissons et n'est pas noté. Un classement qui n'aurait regardé que la note l'aurait effacé.
Le classement fédéral ne voit que 190 des 722 engagés, et 31 des 291 du XS : neuf coureurs sur dix y sont sans licence. ⚠️ Une cote fédérale à zéro ne veut pas dire « sans palmarès » : elle mesure les douze derniers mois, pas une carrière.
Notre base de résultats est bretonne. Le M gagné par Pol Le Bot en Gironde cette année n'y figure pas, et il a fallu aller le chercher à la main. Une course courue hors région peut manquer sans que rien ne le signale.
Le vainqueur du XS 2025 n'est pas nommé parce qu'il était mineur : nos classements publics excluent les catégories mini-poussins à cadets, ce qui retire 26 lignes au classement XS de l'an dernier. Le classement du M, lui, est complet, 364 sur 364.